Maurice Zundel est né en 1897, à Neuchâtel (Suisse). Le petit Maurice a pour camarade de classe Jean Piaget, le célèbre psychologue. A quatorze ans, il est saisi par une expérience spirituelle profonde en priant devant une statue de la Vierge de Lourdes ; il en garda un profond amour pour la Vierge comme sacrement de l’amour maternel et virginal de Dieu.

Le Grand Séminaire de Fribourg – où il eut pour confrère le futur cardinal Journet – fut pour le jeune Zundel une période difficile car il trouvait la scolastique desséchante : le Dieu qu’il connaissait et dont il voulait parler était le Dieu de Jésus-Christ, humble et pauvre, qui avait touché son cœur et transformé sa vie.

Maurice Zundel est ordonné prêtre à Fribourg en 1919. Il est envoyé comme vicaire à la paroisse Saint-Joseph de Genève. Mais ses méthodes de catéchèse originales lui attirent les foudres du très prudent évêque, Mgr Besson, qui préfère éloigner le jeune abbé. Il l’envoie à Rome, à l’Angelicum, pour y « refaire » sa théologie avec le P. Garrigou-Lagrange et y approfondir le thomisme. Puis en 1927, il est envoyé à Paris. Zundel y officie comme troisième vicaire à Charenton et second aumônier chez les bénédictines de la rue Monsieur. C’est là qu’il commence à écrire ses ouvrages.

La vie errante continue : Zundel fut successivement aumônier chez les assomptionistes de Londres, aumônier de pensionnats de jeunes filles à La Tour-de-Peilz (Suisse) et à Neuilly. En 1937, il peut enfin réaliser un de ses rêves les plus chers : il va passer une année à l’École biblique de Jérusalem. A la déclaration de guerre en 1939, il se rend au Caire, où il assure différents ministères. En 1946, il revient en Suisse et reçoit enfin une affectation dans son diocèse : le poste assez vague d’auxiliaire à la paroisse du Sacré-Coeur-d’Ouchy à Lausanne, qu’il gardera jusqu’à sa mort.

Pendant près de trente ans, il mène une vie de prédicateur itinérant, qui le conduit à Paris, à Londres, en Égypte, au Liban, animant d’innombrables retraites et récollections. En 1972, Paul VI l’appelle à prêcher la retraite au Vatican. Il meurt le 10 août 1975.