Sitôt l’ange parti, Joseph se réveilla et prit Marie chez lui. « Exsurgens autem Ioseph » (Mt 1,24). Dès que l’ange la quitta, Marie partit en hâte chez Élisabeth. « Exsurgens autem Maria » (Lc 1,39)

La parole de Dieu attise en Marie et Joseph une urgence essentielle, ils témoignent l’un et l’autre du même empressement à accomplir la volonté de Dieu. Sans tarder, ils sortent d’eux-mêmes et se livrent au mouvement de la Vie.

Marie et Joseph, emportez-nous dans l’élan de la résurrection, faites-nous entrer dans la danse de l’Esprit.

« Il se tient au milieu d’eux » (Lc 24,36 ; Jn 20,19).

Jésus illustre la résurrection quand il place un enfant au milieu. L’enfant, c’est l’exemple. L’exemple, c’est le Christ.

Saint Joseph a toujours suivi le bon exemple.

La passion du Seigneur est le temps mystérieux où Jésus entre dans le silence. Il n’enseigne plus que par ses actes. Joseph, porté par toute sa vie vers les trésors de l’intériorité, entrevoit sans peine l’essentiel de cette révélation. Joseph pressent la Passion de son fils comme un mystère d’union au Père éternel et comme une souffrance intérieure. Cette disposition est primordiale. Si elle n’est pas d’abord intérieure, la Croix est écrasante. La Croix est un mystère d’amour, elle est donc un mystère d’intériorité. Sa vraie nature n’est pas visible dans les coups de fouets mais dans le cœur déchiré de notre Seigneur. Ce déchirement révèle celui de notre Père des Cieux voyant la souffrance de ses enfants prisonniers du péché et de la mort. Ce déchirement est celui du cœur de Joseph lorsqu’il contemple par avance le calvaire de son Fils.

Saint Joseph, homme juste, c’est-à-dire parfaitement ajusté à Dieu, c’est-à-dire parfaitement ajusté à la Croix, connaît cette dernière par avance parce qu’il la découvre intérieurement. Joseph attend avec tous les hommes le pardon de son Fils, mais, avec son Fils, il étreint la Croix qui donne ce pardon.

Famille de Saint Joseph
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