« Que dis-tu de toi-même ? » (Jn 1,22). La question est posée par des proches. Au fond, dans lequel on s’aventure si peu, on ne connaît pas nos frères. Au fond, qu’on explore trop peu, on ne se connaît pas soi-même. Quelle étrangeté que soi pour soi-même, réalité évanescente, toujours autre. Il est pourtant possible de se ressaisir, pour peu qu’on se recueille au creux de la main de Dieu (cf. Is 49,16). Il est possible de se reconnaître, pour peu qu’on roule au fond de sa paume le caillou blanc reçu avec la manne cachée (cf. Ap 2,17). Il porte le nom nouveau pour tout le monde, nouveau pour celui qui le reçoit, d’abord – c’est dire comme l’on se méconnaît. C’est dire surtout que ce nom est nouveau chaque fois qu’il retentit, parce qu’il n’est prononcé que par le Père.

Saint Joseph, éducateur attentif, qui a ouvert à Jésus sa petite main. Saint Joseph, père authentique, qui prononçait le nom de Jésus comme un appel à être soi-même. Saint Joseph, intercesseur unique, qui murmure sans cesse le doux nom qui nous sauve. Saint Joseph, je t’en prie, apprends-moi à lire le nom nouveau au creux de ma main. Saint Joseph, je t’en prie, sois le père qui m’appelle à vivre.

Famille de Saint Joseph
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