Le Financial Times publie ce jour un article que Benoît XVI consacre à l’engagement des chrétiens dans le monde.

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La rédaction du journal américain a demandé au Saint-Père un commentaire à l’occasion de Noël. Par le passé, Benoît XVI avait accepté une intervention à la B.B.C. pour Noël à la suite de son voyage en Grande Bretagne et une autre à la R.A.I. à l’occasion du Vendredi Saint. Il trouve dans ces collaborations ponctuelles une occasion de présenter Jésus et son message à un vaste public, à des moments majeurs de l’année liturgique.

Dans cet article, le Pape écrit notamment : « Si Noël est certainement un moment de grande joie, c’est aussi l’occasion d’une réflexion profonde, ou plutôt d’un examen de conscience. À la fin d’une année de difficultés économiques pour beaucoup, que pouvons-nous apprendre de l’humilité, de la pauvreté, de la simplicité de la crèche ? Noël peut être une occasion d’apprendre à lire l’Évangile, de connaître Jésus non seulement comme l’enfant de la crèche, mais comme celui dans lequel nous reconnaissons Dieu fait homme. C’est dans l’Évangile que les chrétiens puisent pour leur vie quotidienne et pour leur implication dans les affaires du monde, que ce soit au parlement ou bien dans un marché boursier. Les chrétiens ne doivent pas fuir le monde mais s’y engager, et leur implication en politique et dans l’économie devrait transcender toutes les formes de l’idéologie. »

« Même s’ils rendent à César que ce qui lui est à dû, et rien de ce qui appartient à Dieu, les chrétiens ont parfois été incapables d’accéder aux demandes de César. Du culte de l’empereur de la Rome antique aux régimes totalitaires du XX siècle, César a essayé de prendre la place de Dieu. Et lorsque les chrétiens refusent de se prosterner devant les idoles de notre époque, ce n’est pas parce qu’ils ont des vues dépassées du monde, mais parce qu’ils sont libres de toute idéologie. Animés par une vision noble de la destinée humaine, ils ne peuvent transiger avec tout ce qui pourrait y porter atteinte. En Italie, de nombreuses crèches sont ornées de de ruines romaines qui rappellent que la naissance de l’Enfant Jésus marque la fin de l’ordre ancien, le monde païen, dans lequel les revendications de César semblaient impossible à contester. Maintenant, il y a un nouveau roi, qui ne met pas sa confiance dans la force des armes, mais dans la puissance de l’amour. Il apporte l’espérance à tous ceux qui vivent en marge de la société. Il apporte de l’espoir à ceux qui sont victimes d’un monde précaire. De la crèche, le Christ nous appelle à vivre comme des citoyens de son royaume céleste, un royaume que toutes les personnes de bonne volonté peuvent aider à construire ici sur terre. »

(source)

Famille de Saint Joseph
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