Mgr Rey accordait hier un entretien à La Vie :

« J’ai déjà dit qu’on ne peut plus s’appuyer sur la pastorale de la desserte. Il faut avoir un redéploiement sur trois niveaux. Le premier niveau est celui de la stabilité : une Église polaire, c’est à dire structurée selon des pôles qui attirent et où l’on vit la foi et les sacrements, et une vie fraternelle. En effet, il faut une certaine « masse critique » pour faire en sorte qu’un lieu soit vivant et rayonnant.

Le deuxième niveau est celui de l’itinérance, qui consiste à se rendre dans les zones où il n’y a pas de “couverture”, pour montrer qu’on n’oublie pas ceux qui ne peuvent pas se déplacer.

Le troisième niveau est celui des réseaux, qui recouvre une autre manière de s’affilier à l’Église, par des affinités affectives.

Tout cela doit s’accompagner d’une vision et d’un projet pour la paroisse ou le diocèse. Il faut ici une dose de réalisme : pas question de partir dans des projets démesurés. Un diocèse comme le mien perdrait son temps à créer un lieu comme le Centre des Bernardins de Paris. Cela n’aurait pas de sens. Mais nous pouvons développer d’autres éléments qui nous sont propres. Cela n’implique pas de balayer ce qu’on a fait avant, par exemple… ou d’avoir des rêves mégalos. Il faut acquérir une capacité de remettre en question les gens sans les culpabiliser. Et il faut d’autant plus “soigner” la méthode que les gens, sur le terrain, sont fatigués. »

(source)

Famille de Saint Joseph
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