Nous aimons dire que le chalet que nous habitons, c’est Saint Joseph qui nous l’a donné !

A l’automne 2009, subissant la crise économique, Laurent a des soucis d’argent pour son entreprise. Un soir, il rentre à la maison, soulagé, comme libéré des pressions intérieures qui le stressent: « J’ai trouvé : il faut que nous vendions et que nous déménagions ! ». Nous habitons un superbe appartement au-dessus de l’usine de Laurent, auquel s’ajoutent deux studios en location, au total 300m2 dont nous sommes propriétaires (en cours d’acquisition). Puisque nous devons déménager, nous allons en profiter pour trouver un peu de verdure pour nos garçons. En effet, à sept et huit ans, nos deux petits bonshommes, pleins de vie, tournent parfois en rond dans cet appartement en étage et sans balcon. Lorsque, à table, nous les informons du déménagement, leur réaction , à notre grande surprise, est très violente. A., l’aîné, nous tourne le dos et reste comme prostré, sans voix. Quant à F., il éclate violemment en sanglots, inconsolable. F. et A. nous sont arrivés d’Ethiopie et nous habitons là depuis leur adoption.

Ce jour-là et les suivants, nous devons alors beaucoup leur parler, nous leur expliquons que nous emporterons nos affaires et que nous resterons toujours, toujours ensemble, et que c’est là l’essentiel. Au bout d’une semaine, A. nous dit qu’il est prêt dans sa tête à déménager. En revanche ce n’est pas du tout le cas de F. qui éclate vite en sanglots.

Nous allons donc chercher une maison à louer. Dans la proximité de Grenoble, c’est le massif de la Chartreuse qui nous attire le plus, le village du Sappey en Chartreuse tout particulièrement. Au début des vacances de la Toussaint, je monte au Sappey avec les garçons et rencontre tous les amis que j’y connais : B., le curé, et quelques amis instituteurs. Nous faisons le tour du village, il n’y a pas de maison à louer. Suite à cette journée bredouille, une recherche sur internet n’offre que de rares propositions éloignées ou beaucoup trop chères.

-« Et si nous faisions une neuvaine à St Joseph ? »

D’où nous vient cette idée ? En fait, nous revenons de Medjugorje (début août 2009), et notre cœur est tout brûlant des grâces reçues. Or nous venons de lire le témoignage de sr Emmanuel, où elle explique qu’avant de partir à Medjugorje pour y vivre, elle fait une neuvaine à Saint Joseph car elle a besoin d’une voiture. Alors elle lui écrit une lettre en disant à peu près : « Cher Saint Joseph, tu sais que je vais à Medjugorje pour me mettre au service de Marie, ton Épouse, alors il nous faudrait une voiture, une bonne quatre places, solide pour rouler sur les routes de Bosnie-Herzégovine… Évite une voiture à deux portes, on est coincé derrière, il vaut mieux une quatre portes, etc…Par ailleurs, ne dépasse pas la neuvaine pour nous la trouver car c’est la limite pour faire les papiers avant notre départ. » Puis elle met sa lettre dans son coin-prière et démarre une neuvaine avec foi. Le neuvième jour après-midi, elle apprend qu’on lui a trouvé une voiture pour Medjugorje…C’est un homme qui habite Lourdes, qui aime énormément la Sainte Vierge à qui il avait promis de donner sa voiture,… mais il ne savait pas comment faire…Apprenant que sr Emmanuel en cherchait une, il a compris que la Sainte Vierge voulait sa voiture pour Medjugorje !… Et cet homme s’appelle…Joseph !

En lisant ce témoignage, plein de fraîcheur et d’humour, avec Laurent, nous avons éclaté de rire ! Et sr Emmanuel ajoute quelque chose comme : « Si vous avez un souci matériel, n’hésitez pas à prier Saint Joseph, il est tellement heureux qu’on le sollicite ! »

D’accord, nous allons faire une neuvaine à Saint Joseph, mais nous voudrions d’abord que F. soit davantage prêt pour que nous nous investissions tous ensemble dans la prière. Nous expliquons à F. que de toute façon nous allons déménager, et que ce serait bien qu’il déménage joyeux avec nous. Nous lui proposons de faire un dessin d’une maison, ce qu’il fait volontiers. Je lui dis que ce dont je rêve le plus, c’est d’une cheminée pour faire du feu ! Laurent ajoute, amusé :

– « Claire, je veux bien trois chambres aussi ! ».

Et voilà F. qui dessine une maison avec une cheminée sur le toit, des bûches de bois adossées contre le mur gauche, un balcon de profil sur le mur droit. Une pente raide d’un côté, un jardin de l’autre, des arbres, une montagne à droite, des aigles, du soleil et de la neige. Son dessin évolue, et le jour suivant :

– « Je voudrais aussi un escalier qui descende du balcon dans le jardin », – « Mais F., tu dessines ce que tu veux ! », lui dis-je en pensant que quoiqu’il dessine, cela le fera cheminer dans sa tête. Alors il dessine tout contre le balcon, un escalier en colimaçon qui descend dans le jardin. L’idée me vient de lui demander s’il serait d’accord de mettre son dessin dans le coin-prière. Après un premier refus catégorique, il accepte finalement. Ainsi le lundi après la Toussaint, nous commençons notre neuvaine. Pendant neuf jours, à la fin de notre temps de prière familiale après le repas du soir, nous confions à Saint Joseph le souci d’une maison à trouver. N’étant pas experts en neuvaines, nous transformons le « Réjouis-toi Marie » en « Réjouis-toi Joseph, comblé de grâce… », cela marche jusqu’au bout (!), l’essentiel étant de prier avec le cœur, ce que nous faisons, vraiment. Neuf jours s’écoulent et rien ne se passe. Dix jours. Le onzième, je dis à Laurent, avec affection pour Saint Joseph et d’un air amusé : – « Mais que fait donc Saint Joseph ?! Nous sommes le onzième jour et toujours rien, aucun signe! ».

D’accord, nous ne sommes pas sr Emmanuel… Pour autant, je crois . Laurent me fait toutefois remarquer qu’avant de louer une maison, cela serait quand même bien de là que l’on procède normalement ! Ceci dit, le mercredi suivant, Laurent passe chez un agent immobilier et signale que nous cherchons une maison à louer au Sappey en Chartreuse, avec une cheminée, 3 chambres, un jardin… »

Et vous savez quoi ?… La maison ressemble au dessin de F. !! Les bûches de bois sont rangées contre le côté gauche et le pré pentu monte derrière un lignée d’arbres. Le jardin à droite et le balcon de profil sont à leur place. Ce balcon tourne en réalité sur le côté opposé et… descend dans le jardin! Quant à l’escalier dessiné en colimaçon, il est à l’intérieur de la maison pour passer du rez-de-chaussée à l’étage. Une petite grange dessinée au sommet du pré et la montagne à droite sont bien là aussi !

Mais quel Cadeau! Saint Joseph…Merci !

Nous avons dit à A. que Saint Joseph, en nous bénissant, l’avait peut-être aussi remercié de sa marque d’affection à Medjugorje, début août. En effet, sur la Colline des Apparitions, devant la scène en bronze de Jésus au Temple avec les docteurs de la Loi, A. demande pourquoi Jésus et Marie ont la tête dorée. Nous lui expliquons que des pèlerins aiment bien leur caresser la tête, c’est leur façon de prier, et qu’à force d’être frotté, le bronze devient doré. -« Et on ne caresse jamais la tête de Saint Joseph ? », demande A. ! -« Tu peux lui caresser la tête, si tu le veux !». C’est ainsi que nous avons une photo d’A. qui caresse la tête de Saint Joseph, dans le coin tout en haut à droite de la plaque de bronze ! Mais notre Belle histoire ne s’arrête encore pas là ! Car les garçons nous font remarquer que si nous n’avons pas vendu en février lorsque nous déménagerons, nous devrons payer la location de la maison et continuer de payer l’appartement. Oui, mais forcément Saint Joseph s’en occupe ! Sinon cela ne serait pas un beau cadeau de nous donner une maison et de nous faire payer des deux côtés ! Or nous ne pouvons pas douter que c’est Saint Joseph qui nous a donné cette maison ! »

Novembre, décembre, janvier passent, et nos 300m2 ne se vendent pas. Patrice, l’ami agent immobilier qui s’en occupe, propose à Laurent de garder les deux studios en location, et de ne vendre que l’appartement. Ainsi des personnes visitent l’appartement, mais sans suite. Février, nous déménageons. Les garçons reviennent sur le sujet : -« Alors maintenant, vous payez le chalet et l’appartement! », – « Oui, mais Saint Joseph….s’en occupe. »…cette fois, nous avons beaucoup moins d’assurance pour le dire. Fin février, une inspiration, fruit de la prière ? Je dis à Laurent : -« Laurent, je réalise que le 19 mars, ce sera la Saint Joseph ! Et si nous refaisions une neuvaine pour la vente de l’appartement ? ». Laurent est d’accord et il a l’aplomb de dire à Patrice : -« Tiens, Patrice, attends-toi à vendre l’appartement le 19 mars ! ». Au regard stupéfait et interrogateur de Patrice, Laurent répond simplement : – « …je t’expliquerai plus tard! ». Le 11 mars, nous voilà partis tous les 4 pour une nouvelle neuvaine à Saint Joseph, du fond du cœur !Quelques jours avant la Saint Joseph, à la fin d’une petite messe en semaine, j’entends une dame dire à d’autres : -« Pour la Saint Joseph, c’est moi qui fais chanter la messe à 10h30, est-ce que vous viendriez m’aider à chanter ? ». Je me dis que pour la Saint Joseph, je pourrais quand même aller à la messe, c’est vendredi, cela devrait pouvoir se faire. Et je me propose pour l’aider à chanter. -« Super, dit-elle, il y aura une viole de gambe », -« Ah bon ? Je peux peut-être apporter ma flûte à bec alors ? », – « Oh, formidable, venez ¾ d’heure avant ! » Si tôt ? me dis-je, -« Mais où est-elle votre messe ? », -« Grande Rue …», -« J’y serai ». Laurent, tout comme moi, ne connaît pas d’église dans ce quartier. Lorsque j’arrive au … Grande Rue, le 19 mars, c’est un magnifique immeuble tout neuf que nous avons vu très longtemps en construction. Il y a déjà du monde et je demande s’il y a une messe ici. -« Oui, descendez l’escalier ! », et je me retrouve dans une chapelle, immense, magnifique, toute neuve ! Je retrouve ma dame, Anne-Marie, qui ayant entendu mon filet de voix, me propose de chanter au micro le psaume, puis les couplets du chant de communion, et me demande aussi de ne pas la laisser chanter seule l’hymne à Saint Joseph à la fin de la célébration. Pas de problème ! Dans ce coin des musiciens je suis la seule à ne pas avoir de chaise, mais le premier rang est vide, je m’y mettrai tout à l’heure. Quelle n’est pas ma surprise quand je vois arriver les célébrants ! L’évêque est en tête, suit une quinzaine d’autres prêtres qui occupent du même coup les places du premier rang, et je dois m’asseoir sur une marche, la tête dans une plante décorative, aux pieds d’une sculpture en bois clair de Saint Joseph ! C’est l’inauguration de La Maison de retraite des Petites Soeurs des Pauvres ! Elles ont reçu la veille la sculpture de Saint Joseph ! Une célébration magnifique, qui démarre une journée entière de fête pour toute la Congrégation et leurs invités. A la fin de la messe, une religieuse remercie les chanteurs… j’ai joué de la flûte et co-animé une messe magnifique que je n’avais jamais préparée !! Quel Cadeau de Saint Joseph ! Je ne savais pas quel était cet immeuble, je ne savais pas qui étaient les Petites Soeurs des Pauvres ni qu’elles vivaient de la Providence et de la dévotion à Saint Joseph ! En sortant de la chapelle, je téléphone à Laurent pour lui raconter la surprise que vient de me faire Saint Joseph : co-animer, presque à mon insu, une messe magnifique en sa fête et avec un immense bonheur ! Je lui dis aussi que j’ai retenu un seul mot dans l’homélie de l’évêque sur Saint Joseph : « prompt », Saint Joseph est toujours prompt à répondre ! Pour ce 19 mars, me voilà déjà comblée, la joie au cœur ! Dans l’après-midi, Laurent me téléphone : -« Claire, quelqu’un vient de faire une proposition concrète d’achat… », – « Non !…j’en ai des frissons !… ». Eh bien si ! Et cette personne achète…les 300m2 ! Notre ami Patrice n’a pas réalisé sur le coup, Laurent a dû lui expliquer… Merci Saint Joseph ! Tu as voulu que nous nous remobilisions dans notre foi en nous inspirant une seconde neuvaine. Combien notre prière en famille est fortifiée ! Combien de fois nous osons donner ce témoignage avec joie et assurance ! Que le Seigneur soit béni et qu’Il se révèle autour de nous à travers les Cadeaux qu’Il fait à notre famille ! Loués soient Jésus, Marie et Joseph !

Claire et Laurent

CatégorieFioretti
Famille de Saint Joseph
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