J’avais perdu mon travail un an plus tôt, après le dépôt de bilan de la papeterie où je travaillais depuis six ans. J’avais eu la chance de trouver rapidement un contrat à durée déterminée dans une grande surface très connue et je voyais mon avenir plus tranquillement. Mais pour l’ouverture de cette grande surface, le recrutement avait été beaucoup plus important que la nécessité réelle du magasin en période normale, afin de faire le tri et de conserver les meilleurs éléments. Mon contrat ne fut pas renouvelé car il y avait plus besoin de vendeuses que de vendeurs. En fait j’avais trop de temps à donner des coups de main aux autres vendeurs au détriment de mon propre chiffre d’affaire. Je retournais à l’ANPE mais cette fois sans savoir où j’allais m’embarquer. Je tournais en rond pendant un mois sans idée de recherche.

Je décidais alors subitement d’aller faire une retraite à Châteauneuf de Galaure. Chez Marthe Robin, je rencontrais frère Dominique qui venait suivre la même retraite. À la fin de celle-ci, la Providence l’emmena dans ma voiture puisque le monastère était pratiquement sur ma route. Il avait donc tout le temps de me proposer, pendant le trajet, une neuvaine à saint Joseph, pour mon travail et mes autres intentions. J’acceptais avec le plaisir de réaliser comment la providence travaillait déjà vite et bien pour moi. Je donnais un petit quelque chose à la communauté en promettant plus, suivant les fruits de la neuvaine à saint Joseph, et je repartais. Arrivé chez moi, on me donnait une petite annonce trouvée « par hasard » par une tante, mais dont le contenu était si vague qu’il ne donnait pas envie d’écrire. Toutefois, j’envoyais une lettre « comme ça, pour voir » et faisais sérieusement a neuvaine. Le jeudi, un responsable de la société téléphonait pour me fixer un entretien pour le lendemain, vendredi. Cet entretien me fit bonne impression, et j’appelais le lundi pour apprendre que j’étais choisi pour le poste et que je commençais le jour même. Je connaissais très bien cette société car il s’agissait du fournisseur principal de la papeterie où j’avais travaillé six ans. Le contrat à durée indéterminée était signé dans la semaine avec un meilleur salaire, des week-ends normaux, (avant je travaillais le samedi et n’aimais pas du tout cela), et d’autres avantages. Cela correspondait à la fin de la neuvaine presque jour pour jour. Dans la foulée, je trouvais aussi un appartement pas trop cher, dans le quartier qui m’intéressait, bref, tout à fait le complément de mon nouveau travail.

Je tiens donc à souligner combien je suis convaincu que mon « hasard » et ma « bonne Providence » s’appellent saint Joseph ; que je n’ai pas oublié de remercier par un autre petit quelque chose pour la communauté, et par une petite prière dans sa chapelle dès que j’en ai eu l’occasion.

François

CatégorieFioretti
Famille de Saint Joseph
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