Cette année la côte maximum du stress a été atteinte : le D.A.T. (Digital Audio Tape, pour faire savant — c’est l’appareil qui sert à enregistrer) est malade. De temps en temps, il s’arrête au cours d’un enregistrement, simple fatigue ou symptôme d’une maladie plus grave ? Après plusieurs séjours chez le réparateur, le diagnostic reste difficile à poser. Plusieurs réparations ont été effectuées (pas toutes gratuites !) mais le DAT continue son blues. La confiance est perdue ; un enregistrement manqué est lourd de conséquences. On ne recommence pas un enseignement comme ça : sans public, l’onction n’est pas la même, il faut retrouver le fil de la partie du cours qui a été perdue, le style est différent… Ensuite, lorsqu’on fait l’originale de la cassette, il faut recoller les morceaux (un p’tit bout par-ci, un p’tit bout par-là). Bref, tout le monde perd son temps et son énergie ! Mais quel remède ? L’investissement que représente l’achat d’un tel appareil est trop lourd pour nous… Bien sûr saint Joseph est sollicité depuis le début.

Un jour, une personne téléphone pour faire qu’elle attend ses cassettes depuis longtemps. Je lui explique donc la maladie de notre DAT. La personne suggère, même pas ironique, que la solution serait d’en acheter un autre. Je lui fais la confidence des raisons financières qui nous empêchent de faire cet achat. Du tac au tac, elle me répond qu’il faut faire confiance à l’Esprit Saint et acheter un nouveau DAT.

La fraternité monastique voit là le signe qu’elle attendait et se jette à l’eau : l’ancien DAT est mis au repos (il nous est quelques fois utile en mode lecture) et le nouveau prend du service. Quelques semaines plus tard, cette personne vient au monastère ; en rentrant de mission, je la croise sur le chemin qui repartait. Je suis très fière de lui montrer notre petit bijou. Dans mon enthousiasme, je lui dis qu’il ne manque plus au service cassettes qu’un deuxième duplicateur (qui permet de dupliquer à très grande vitesse 3 cassettes en même temps).

Dans la semaine, ne recevons le chèque correspondant à l’achat des deux appareils.

Un très grand merci à notre généreux donateur ; merci saint Joseph qui t’occupes si bien de tes enfants (mais ça, on le savait déjà !).

Sœur Emmanuelle-Marie

CatégorieFioretti
Famille de Saint Joseph
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